APRÈS LA TEMPÊTE

      PORTRAIT D'UNE FEMME EXTRAORDINAIRE

         

de Joële van EFFENTERRE (2000)

 

 

  

Sortie DVD en OCTOBRE 2009

 

 

Image : Yorgos Arvantis

Son : Daniel Ollivier

Mixage : Gérard Lamps

Montage : Joële van Effenterre

Musique originale : Norbert Aboudarham

Musiques additionnelles : Jean-Sébastien Bach, Manuel De Falla, Cameron de la Isla, Paco de Lucia

Assistante de production : Annick Filley

Production et ventes internationales : Mallia Films

Coproduction : Copra

 

Avec :

Dominique Aubier, Olivier Vergès (le jongleur), Gamra et Florinda Janati (les petites filles)

 

 

 Versions :

Français / sous-titrage anglais

 

 

 

Résumé

 

 

"A la suite de la tempête qui a ravagé la France en décembre 99, j'ai rencontré et filmé Dominique Aubier, auteur de 32 ouvrages et spécialiste de Don Qui­chotte.

Elle lit le réel et les événements qui s'y inscrivent à l'aide d'un code que Cervantès a dissimulé dans son roman afin de ne pas s'attirer les foudres de l'Inquisition. Cette connaissance sacrée, issue de la Bible et de la Kabbale est, selon elle, plus que jamais utile pour lire les signes envoyés à une humanité qui détruit sa planète.

 La tempête qui a frappé la France est une tragédie du mau­vais sens. Il est peut-être encore temps de se réveiller et d'entendre les messages qu'aujourd'hui, après la tempête et les inondations, le feu nous envoie.»

Joële van Effenterre

 

                              

 

APRÈS LA TEMPÊTE par Dominique Aubier 

Ce film propose une manière de comprendre la réalité qui n’est pas celle dont nous avons l’usage. Il est toujours difficile de troquer son chapeau claque contre un bonnet réflexif qui semble tissé de laine grossière mais il faudra bien consentir à changer de critères.

L’occasion s’offre, ici et aujourd’hui même, d’en faire l’expérience. Je dis, dans ce film, qu’une règle du Sacré proclame que tout ce qui se produit deux fois s’insère dans le manifesté en y introduisant une information dont prendre note.

Après le naufrage de l’Erika, en décembre 1999, celui du chimiquier Ievoli Sun. Un second désastre maritime a, lui aussi, « choisi » de s’effectuer à proximité des côtes françaises, comme un fait exprès. Dire « fait exprès » contrarie les esprits qui croient à la froideur du réel.

La nature, les lois de la nature contestent l’évolution telle qu’elle a été conduite par la pensée occidentale. Jugement sévèrement émis en décembre 1999. Il a été exprimé dans une phase de première instance, typique en cela que l’information surgit en en elle et s’y fait entendre. Lui succède la seconde instance, au cours de laquelle la vérité rejoint la réalité et fait corps avec elle. Telle est la règle du redoublement, du Dire deux fois. Une règle divine. « Ce naufrage est un acte de Dieu », a déclaré l’armateur !

En effet, l’avertissement Ari qé s’est confirmé, précisé par le nom du navire italien Ievoli Sun qui, à l’oreille française, dit clairement « évolution ». C’est notre évolution foudroyée qui gît par 70 mètres de fond, avec ses 6000 tonnes de produits toxiques, à trois kilomètres de la fosse des Casquets. Faudrait-il faire appel à l’argot pour comprendre la menace ? Nous sommes à très courte distance du site fatal, celui du châtiment : « casquez, vous aller casquer ! »…

Reste à assumer le message. A chacun d’en saisir sa part et de s’adapter à l’assignation spirituelle manifestée

 

 

Dominique Aubier 

 

«Je suis née le 7 mai 1922 à Cuers (Var), dont la plaine était utilisée pour l’atterrissage des Zeppelin, ce qui valut à mon père de rencontrer sa provençale épouse. Je suis une fille de village et je tiens à le rester. Mes études ont été normales, c’est à dire que les ayant achevées, il a fallu tout recommencer. J’ai écrit divers romans, quelques essais, de nombreuses traductions de l’espagnol. Grâce à dieu, Don Quichotte m’est tombé sur la tête et il m’a donné du travail pour toute la vie. Il m’a entraînée en Espagne où j’ai vécu 20 ans entre la mer et le désert en compagnie des couleuvres, mais je n’en ai jamais avalées. Il m’a obligé à apprendre l’hébreu et bien d’autres choses…J’ai tout de même pris le temps de me marier et d’avoir deux enfants, de rencontrer bien des artistes et de me faire une opinion sur nombre de réalités. J’aime la bonne chair et je suis très sensible à la toilette. J’en suis maintenant à apprendre l’arabe, pourquoi pas ? Rien n’entretient la jeunesse comme l’apprentissage des langues. »

 

 

 

 

 

 

La presse

 

Télèrama 

« La vie est un roman cryptique…à déchiffrer. C’est ainsi qu’on pourrait résumer la pensée de Dominique Aubier, figure jusque là confidentielle, étouffée dirait-elle, et à qui Joële van Effenterre donne ici la parole. Qui est cette femme ? Une intellectuelle excentrique, une visionnaire mystique, une illuminée fameuse, c’est selon. Elle livre ici des pistes de réflexion pour comprendre un certain nombre d’évènements, la tempête de 1999 entre autres (…)

Ça pourrait être ridicule (ça l’est parfois), mais c’est souvent et contre toute attente assez passionnant. Des éclairs de poésie, des idées fulgurantes traversent ce discours discutable mais cohérent. »

Jacques Morice

 Repérages, avril 2001

Après la tempête, c’est d’abord la rencontre avec une femme remarquable, la découverte d’une pensée aux aguets articulée autour de la question du réel et ses signes.

Dominique Aubier, auteur d’une trentaine d’ouvrages portant essentiellement sur la connaissance du sacré et les mécanismes du cerveau humain, tente d’analyser le grand conflit actuel qui oppose les progrès techniques aux grondements de la nature, à partir des trois catastrophes récentes qu’a connues le pays : la tempête de fin décembre 1999, le naufrage de l’Erika puis celui de l’Ievoli Sun.

C’est en travaillant pendant des années sur le caractère symbolique de Don Quichotte que Dominique Aubier a appris à lire entre les lignes, à repérer les codes entre les choses. Devant la caméra attentive de Joële van Effenterre, elle nous livre sa version des faits en démontrant par le biais d’une lecture tantôt kabbalistique tantôt scientifique que la nature peut être douée de volonté, que tout se lie et se relie sans cesse pour produire une sorte d’épiphanie de l’univers.

Mais on ne s’y trompe pas : nul prosélytisme dans cette démarche. L’intérêt du film est que, grâce à la parole de Dominique Aubier, il délivre subtilement un précis d’analyse du cinéma. Lorsqu’elle se met à évoquer Roberto Rossellini et, à travers lui, la nécessité de savoir arrêter le mouvement du réel pour mieux y déceler les détails qui font sens, elle nous invite à réfléchir sur notre propre capacité à penser le cinéma et les images d’aujourd’hui.

Aussi le temps d’arrêt que propose Après la tempête est-il le bienvenu. Ni pontifiant, ni élitiste, il donne envie d’ouvrir un peu plus les yeux sur ce qui nous entoure.

David Vasse

Ciné Live

« Un rendez-vous que les amateurs d’intelligence insolite ne devraient pas manquer. Dominique Aubier est une femme à l’érudition étonnante dont l’imposante œuvre littéraire poursuit depuis longtemps la réunification des dogmes du sacré et des théories du scientifique. Une conteuse sachant subjuguer son auditoire avec malice. Une jubilation souvent communicative. »

 

 

 

Le Monde

« Dominique Aubier décrypte le monde qui nous entoure et les évènements qui s’y produisent à l’aide d’un code dont l’existence lui est apparue à la lecture de Don Quichotte. Elle éclaire ce qui, sans son secours, serait demeuré obscur. »

Pariscope

« Dans 'Après la tempête', Joële van Effenterre donne la parole à ce persconnage exceptionnel qui décode à sa manière les évènements qui secouent le monde. Une femme qui a eu une belle vie, a su la vivre et sait la raconter. »

 

La croix

« Pour goûter ce documentaire de Joële van Effenterre, il faut laisser sa rationalité à l'entrée de la salle, et accepter de se laisser porter par la pensée très singulière de Dominique Aubier, vieille dame digne de près de 80ans, peu ou pas connue, si ce n'est d'un cerce d'initiés qui ont fait de l'interprétation des signes de leur pain quotidien.

Une seule question :"pourquoi cette tempête de Noël 99 qui fit valser les toits et se coucher les arbres?" (...)

 

 

 

 

 

 

 

Mon film

 

LES SUPPLÉMENTS : 

 

« Cantique », 7 minutes

 En 1992, j’ai fixé une caméra 35 mm à diaphragme automatique,  équipée d’un timer, avec une courte focale, sur le jardin du Luxembourg (« lux-en-bourg » : la lumière dans la ville) et j’ai tourné chaque jour quelques images en plan fixe… Le tournage a duré un an et demi. Après cette longue gestation mystérieuse, un film chaotique, tumultueux, doux, violent et muet est sorti de la caméra. Je l’ai domestiqué en y mettant des sons et de la musique…

De « Quantique » il est devenu « Cantique ». Presque dix ans plus tard, j’ai eu envie de réutiliser certaines images de ce « Cantique » pour illustrer certains propos de Dominique Aubier dans « Après la tempête ».

                                                                      Joële van Effenterre

 

 

 

 

 

 

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