Sortie DVD en OCTOBRE 2009
CHAGALL
Oscar du meilleur court métrage Documentaire
France / 1963 / Couleur / 23'
Présenté par Albert Skira
Production : Flag-Films
Dirigé par Simon Schiffrin
Directeur de la photographie : Jean-Serge Bourgoin
Effets spéciaux : Equipe Arcady
Montage : Bella Brodsky
Commentaire de : Jacques Lassaigne
Commentaire dit par : Claude Dauphin
Commentary by : Vincent Price
Musique : Roman Vlad
Versions :
Audio : Français, anglais, espagnol
Sous-titres : italien

PIERRE BONNARD
Documentaire / France / 1965 / Couleur / 19'
Présenté par Albert Skira
Une production : Flag Films
Dirigée par : Simon Schiffrin
Commentaire et voix Jean Bazaine
Scénario : Antoine Terrasse
Images :Jean-Serge Bourgoin,
Gilbert Sarthre, Andreas Winding
Effets spéciaux : Equipe Arcady
Montage : Bella Brodsky
Musique : Roman Vlad
Edition Bixio France
Réalisé par Lauro Venturi
Versions :
Audio : Français
Sous-titres : anglais, italiens
Résumé
Lauro Venturi est l’héritier d’une dynastie italienne d’historiens de l’art. Son grand-père, Adolfo, fut une figure de proue de l’histoire de l’art en Italie et son père, Lionello, devint également un célèbre historien d’art. Lauro continua la tradition familiale à sa façon dans l’édition de livres d’art chez Skira dans les années 50 et 60, au moment où le livre d’art de luxe devint très à la mode et dans le cinéma, comme assistant de Mario Soldati et de Luciano Emmer, puis comme réalisateurs de courts et longs métrages sur des peintres, dont Leonardo da Vinci, Chagall et Bonnard. Chagall lui valut un Oscar en 1964.
Mon film
LES SUPPLÉMENTS :
Lauro Venturi et le film d’Art, France, 2007, 54’
Audio français / Sous-titres anglais et italiens
Adolfo Venturi, Arte Storia Passione de Giorgio Guido : Italie, 2006, 29’
Audio italien / Sous-titres français et anglais
Livret – Lauro’s Movie Time, Extraits des mémoires inédites de L. Venturi
Disponible sur notre site : Lauro's Movie Time version française et Lauro's Movie Time version italienne
Story-board Chagall


Extraits de Lauro's Movie Time

CHAGALL
« J'ai commencé à m'éclairer la tête en parcourant les ouvrages sur Chagall qui ornaient les étagères des bibliothèques de Skira et de mon père. J'ai fait des listes, puis d'autres listes, puis d'autres listes encore. J'ai noté le lieu idéal pour filmer les tableaux, et un lieu de rechange au cas où je n'obtenais pas l'autorisation nécessaire. J'ai suivi un ordre chronologique: je n'allais pas comparer un aspect sentimental et brumeux de Paris dans les années 1950 avec un paysage urbain de 1914 fait d'un style ex-voto. Les choses tombèrent à pic, tel qu'avec "Leonardo da Vinci": il n'y avait qu'une seule façon d'inclure quelque chose, autrement c'était exclu. Nous avons fait une grande partie du travail chez Skira à l'occasion de la publication d'une petite monographie sur Chagall comportant cinquante planches en couleur et rédigée par…mon père. »
BONNARD
« Bonnard fut suivi par une sorte de fatalité tout au long de sa vie. Il est né trop tard pour appartenir à l'impressionnisme, mouvement envers lequel il était naturellement enclin étant donné sa sensibilité et les sujets qui lui tenaient à cœur. Comme le disait Renoir, il avait "une petite note de charme…" Le destin lui a fait naître au moment où des hommes forts émergeaient—Picasso, Braque, Rouault, Chagall, Matisse—et où la peinture faisait éclater ses liens et ses formes pour la première fois. Sa "petite note de charme" a connu de nombreuses variations durant soixante ans de peinture. Toujours au travail, que ce soit à Paris, en Normandie, dans le Dauphiné et en Provence, dans son atelier lorsqu'il voyageait, dans son refuge dans Le Cannet, ou dans n'importe quelle chambre d'hôtel—Bonnard y poursuivait la profondeur de son monde intérieur. Les harmonies de couleur et le saisi de certaines atmosphères forment la base de ses recherches. Son monde est celui de la paix, du bonheur de la vie qui demande peu de l'extérieur et trouve sa raison d'être dans un après-midi au repos sous des arbres connus. La chaleur de l'après-midi fait surgir les ombres du soir d'une couleur turquoise que Bonnard sait rendre. Ses couleurs deviennent de plus en plus saturées, les contrastes de plus en plus audacieuses, et souvent l'acidité s'y éclate telle un appel à l'aide étouffé. Il sait également afficher une certaine ironie, que ce soit dans la touche apportée par le chapeau rouge d'un enfant, à travers une composition presque entièrement faite de papier peint et de rideaux à rayures, ou alors dans un tableau d'une table bien préparée sur laquelle un chat attend patiemment. »
Jean Bazaine
« Ce que j'ai tiré de "Bonnard" était un sens de l'harmonie des scènes qui se suivaient logiquement et également une certaine musicalité du mouvement: en fait, c'était une sonate. J'employai certains mouvements de la caméra à très bon effet. Ce fut le cas du panorama 360 degrés à la Venturi d'un tableau, déjà utilisé avec le tableau "L'ange rouge" dans "Chagall". Appliqué au "Nu dans la baignoire", le visage mouillé qui se relève tombe petit à petit et finit par s'enlever pour révéler une figure entière, nue et allongée dans son bain. Et tous les carreaux chantent autour d'elle.
Fin juillet, "Chagall" représenta la France au 400ème célébration de Rio de Janeiro, "Cézanne" fut au Festival d'Edinbourg et "Bonnard" fut sélectionné à Cork, où elle reçut un certificat de mérite dans la Catégorie E—films d'art—car, disaient-ils, c'en était le seul. »
Les Venturi
Lauro VENTURI
1923 (Turin)
1948 : Assistant de Mario Soldati pour Fuga in Francia.
1949 : Assistant de Luciano Emmer pour Domenica d’Agosto.
1949-1951 : Série de courts-métrages pour et avec Luciano Emmer à Rome : Angelico, Bosch, Botticelli, Piero della Francesca, Carpaccio, Goya.
1950 : Réalisation pour Pictura Films, New York, de Pictura, Adventure in Art, compilation de courts-métrages en un film de programmation normale, comprenant : La Légende de Sainte Ursule (Carpaccio) d’Emmer, Goya d’Emmer, Gauguin de Robert Hessens, Guernica d’Alain Resnais, Grant Wood de Olga Lipska et un Toulouse Lautrec de Robert Hessens.
1951-1952 : Co-metteur en scène avec Luciano Emmer de Leonardo da Vinci, Production Pictura Films, N.Y., Flag Film, Paris, Braunberger, Paris. Commentaire Marcel Brion, musique de Roman Vlad.
1953-1955 : Architectural Millinary et Manhole Covers, pour Sidney Peterson, Museum of Modern Art, Série de scenarii et découpages techniques pour l’American Federation of Art sur Ben Shan, Samuel Morse, Edward Hopper, George Bingham, Frederic Remington. Ce dernier seulement fut réalisé.
1962 : Chagall, scénario et réalisation. Texte de Jacques Lassaigne dit par Claude Dauphin. Musique de Roman Vlad. Production Cocinor-Films Marceau, Paris.
Prix : Statuette de Saint Finbarr, 8ème Festival International du Film, Corck ; 1er Prix semaine Française à Tokyo ; Présenté à la XXIV Mostra d’Arte Cinematographice, Venise ; Edward L. Kingley’s Award, New York ; Best Achievement in Documentary Production (Short Subjects) 36th Annual Academy Awards, Hollywood, le 13 avril 1964, ainsi que Beyrouth, Lisbonne, etc.
1965-1970 : Directeur artistique d’une série de courts-métrages pour Skira-Flag Films, Paris Les Impressionnistes de Jean-Claude See, Avec Monet de Claude Delouche, Les Chemins de Cézanne et Monsieur Degas par Robert Mazoyer.
Bonnard, Scénario et réalisation. Texte écrit et parlé par Jean Bazaine. Musique de Roman Vlad. Production Skira-Flag Films, Paris.
1972 : Picasso, Peintre du Siècle, Scénario et réalisation. Texte de Jean Leymarie dit par Alain Mottet. Musique de Roman Vlad. Production Skira-Flag Films- Cocinor. Présenté hors concours au XXVIème festival de Cannes, 1973.
Lionello VENTURI
1885 (Modène) – 1961 (Rome)
Fils de Adolfo Venturi, il fut l’un des 12 universitaires qui, en 1931, refusèrent de prêter le serment de fidélité au fascisme, perdant ainsi leur chaire. Il partit pour Paris, où il resta jusqu’en 1939, puis à New York jusqu’en 1944. En 1945, il retourna à Rome, où il reprit l’enseignement universitaire jusqu’en 1955.
Parmi ses nombreuses publications sur l’Histoire et la critique de l’Art, figurent Giorgione et le Giorgionisme de 1913 ; La critique de l’art de Léonard de Vinci de 1919 ; Le goût des primitifs de 1926 ; Histoire de la critique d’art éditée en langue anglaise (1936), puis en français (1938) et seulement en 1945 en italien et de nombreux essais sur le Caravage, Modigliani (1930), Cézanne et les impressionnistes français (1936), Rouault (1940 et 1943), Chagall (1945), Lalla Romano, Soldati, Spazzapan, Severini, etc.
Adolfo VENTURI
1856 (Modène) - 1941(Santa Margherita Ligure)
Fondateur de la discipline historico artistique au niveau universitaire en Italie, son plus grand projet fut d’écrire la monumentale histoire de l’art italien malheureusement interrompue au XVIème siècle : Storia dell’arte italiana (1901-1938). Ses trois plus grands disciples sont Pietro Toesca, Roberto Longhi et Anna Maria Brizio.